Allez, on va détendre l'atmosphère.
Marche corse
Petit soldat de plomb, au corps svelte et musclé,
Tu me laisses caresser tes cheveux bien ras,
Tu m’embrasses mais tu ne lâches pas la clef
D’un plaisir badin qu’à peine ai-je dans tes bras.
De ta bouche n’émergent que de gros palots,
Pas de quoi me fair bander, je reste ballot,
Mais seule l’exhalaison de ta rude peau,
Mâle et profonde, sent à plein nez le terreau.
Petit soldat de plomb, que ne puis-je jouer
Avec ta baillonette, une fois seulement,
J’y gagnerais trempette et jouirais simplement,
De voir ton bonheur, enfin de l’avoir louer.
Vous pouvez chanter encor longtemps, vous les Corses,
Tant que contraints, forcés, sous mes douces caresses
Votre soldat de plomb rêvera de mes fesses
Et sans un mot de plus me livrera son torse.
22/03/07 - 13:21
La contine est plaisante, mais le gout en est amer de cette marche aux accents de retraite. Le combat livré, l’assaillant vainqueur abandonne le théâtre de son forfait. Pas de compassion pour le défait, gisant dans le lait d’amende d’une baillonette trop vite retiré. Complaisante bastille qui ne se défend pas de l’assaut du soldat fougueux, sourd aux complaintes d’un cœur épris. Pourtant ce cœur blessé ne le sait que trop, tous les soldats sont ainsi, sur le champ de bataille délaisser la victime et s’en aller défier d’autres conquêtes baillonette au canon !
gwendreams