J'écoute : Whitney Houston - My love is your love.
Je regarde : Pas mal arte en ce moment, ca me change des séries de W9.
Je lis : Marianne2.fr présentement.
Je joue : pas trop ces derniers temps.
Je mange : correctement ! Et ce n'est hélas pas toujours dans mes habitudes d'étudiant.
Je bois : Du cola light et du jus de pomme achetés à pas cher. lol
Je cite : Voltaire, Candide : cela est bien dit, mais il faut cultiver notre jardin".
Je pense : au mémoire que je rédige actuellement.
Je rêve : de l'année prochaine... :-)
(mis à jour mercredi 6 août 2008 à 09:38)

29/02/2008

29/02/08 - 00:47

Il y a quelques semaines sur France 5...

C-dans l'Air, il est 18h30.

Le thème aujourd'hui : La crise bancaire.

Et voilà que le clone de Yves Calvi lance le débat entre des prétendus "analystes". C'est dingue cette proportion des médias français à faire appel systématiquement aux "analystes" ou aux "spécialistes", et comble du bonheur, des "spécialistes économiques" qui, parmi la tripotée de spécialistes en tout genre, sont les plus acharnés à vouloir nous dire qu'au final, « on y peut rien ».
La vedette de la soirée, c'est l’économiste à la mode, Marc Touati. Et le voilà tout excité à nous expliquer qu'on ne peut pas ci, qu'on ne peut pas ça, bref qu'on ne peut pas. Là où ça devient embarrassant, c'est quand chaque fois qu'il dit "on ne peut pas" c'est en fait l'Etat ne peut pas.
Voilà qui est profondément débile (à la hauteur de la renommée journalistique de Marc Touati). L'Etat peut tout ou presque, à condition d'en payer le prix. Et c'est grave de nier que l'Etat ne peut pas, puisqu'à l'entendre, le Marc Touati, c'est que l'Etat ne peut jamais. Cela veut dire qu'il nie la capacité du peuple à se gouverner par lui-même, puisque chez nous, en théorie, l’Etat est gouverné par le peuple et pour le peuple. En l'entendant, je me suis dit : "ce type, il sort d'où ? d'HEC ? de l'ESSEC ? de Sciences Po' ? de Dauphine ? Il est allé certainement faire un MBA aux Etats-Unis, et il vient nous dire une chose pareille ?"
J'admets avoir probablement un ou deux siècles de retard, mais l'Economie, originellement, c'est une forme de science-humaine, non ? L'économie sous quelque forme que ce soit, peut être ramenée à des questions philosophiques, à une pensée qui a fini par s'imposer à elle-même. C'est d'autant plus vrai pour la période contemporaine, car tout ce que nous dit le père Touati ça s'inscrit dans un système qui a été décrit, théorisé et envisagé dans ses grandes lignes par des auteurs, et cela bien évidemment, se rattache à une philosophie, un mouvement de pensée particulière. Penser à ça serait peut-être déjà un peu trop large pour l'esprit étriqué de Touati.
Toutefois, l'affaire serait close s'il ne s'agissait que de ca, mais cela va bien plus loin, puisque, ignorant d'une perspective plus grande que les simples données (toujours chiffrées) au sein d'un système, il en vient à ne rien entrevoir hors de ce dit système et à réduire profondément la réalité.
J'ai enfin compris le sens du mot "bulle". Je me suis senti d'un étrange sentiment en me disant, qu'enfin !, j'avais compris le concept de Raffarin (oui, vous savez, ce type insignifiant et voûté comme sa pensée qui a été un jour Premier Ministre et qui accompagnera toujours nos mémoires d'un souvenir impérissable), son concept donc de "France d'en bas / France d'en haut". Ce mec, Touati, pas Raffarin, il nous sort ses chiffres, il nous dit "il y a un risque de..." avec des yeux exorbités et finit par dire d'un ton résolu "on ne peut pas !".

Un jour, dans l'Allemagne ravagée par la crise économique et le chômage, tout le monde disait "on n'y peut rien", "on n'y peut rien". Tout le monde sauf un homme. Il disait qu'on pouvait tout, qu'il suffisait de mettre les Juifs dehors, épurer un peu la race ici ou là, en internant ou envoyant en camp de concentration les aliénés, les tsiganes, les homosexuels, les communistes et j'en passe. Et ce jeune homme a gagné, et ce jeune homme a pu. Il en a fait payer le prix, plus que fort, mais il a pu.
Voilà à quoi nous mène ces gens qui limitent et mésestiment, en dépit du bon sens, la puissance du politique, surtout dans le cadre d'Etats Nations qui existent encore : la négation du libre-arbitre de l’homme qui conditionne son action. En un quart d’heure, le Touati, il venait de réfuter toute l’œuvre de Descartes…
Et Marc Touati de continuer à pérorer sur l'impossibilité. Mon vieux, s'il y a un risque, c'est qu'il y a une possibilité, alors arrête de nous parler de "on n'y peut rien". Mais j'te rassure, c'est pas que contre toi, mais aussi contre tous tes petits copains de la réunion qui te rendaient bien la pareille. Alors, continue à parler de ce que tu appelles de l'économie, mais vient pas nous parler d'Etat, si tu es incapable d'avoir des notions globales de politiques, continue à être spécialiste, puisque ce terme est devenu synonyme d’obtus.

Moi j’m’en vais essayer d’apprendre aux gamins qu’ils peuvent, qu’ils ont encore le choix, de changer leur avenir.

07/01/2008

07/01/08 - 23:02

Chaîne Etrange à faire suivre...

Chaque blogueur « tagué » doit énumérer sur son blog sept choses le concernant, ainsi que le règlement. Le blogueur doit ensuite « taguer » 7 personnes, c'est-à-dire les citer sur son blog, puis leur envoyer un message les invitant à venir lire ce règlement et à poursuivre la chaîne.

1. L'homosexualité

Sur le site de GA, je crois que c'est par cela qu'il faut commencer.
Le déclencheur s'appelait Grégory, il était beau, il était jeune, nous étions beaux, nous étions jeunes, nous sommes devenus amis, je ne savais pas ce que je voulais, il ne le savait probablement pas non plus ; nous étions comme deux amis, deux frêres, et maintenant, je sais ce que j'aurais voulu.
Certainement pas cette frustration sourde et profonde du premier amour manqué par lâcheté et qui reste comme une tâche accroché à mon coeur.

2. A. de Cisy

Voici la véritable origine de mon pseudo, il est unique, ne fait pas référence à mon prénom, et surtout il n'a pas de chiffre, ce qui rassure le littéraire que je suis qui a horreur d'être numéroté.
A. de Cisy donc, mais si, vous savez, ce personnage secondaire de l'Education Sentimentale, ce personnage aussi détestable dans ses manières que Flaubert et toute sa littérature ont pu l'être pour moi.
C'est simple comme un jeu de miroir : le vicomte puis comte de Cisy est l'archétype de l'aristocrate de la monarchie de Juillet qui prend des airs bourgeois et parfois vulgaires parce que c'est chic et à la mode, ce qui cache un snobinisme outré, alors que je suis un gars du peuple, petit bourgeois parvenu qui se prend parfois des airs d'aristo.

3. Voyage au bout de la Nuit

La Nuit n'est jamais loin, elle revient toujours, même si on allume la lumière, il suffit de jeter un oeil par la fenêtre pour voir l'obscurité froide et lugubre. Rapprochez-vous, oui, encore, tendez votre main, mettez la sur votre coeur, sur le mien ou celui de mon voisin, et vous verrez que la Nuit est encore plus proche que vous ne croyez.
Restez comme ca, écoutez ce qu'elle vous dit, observez là, essayez de la comprendre pour encore mieux percer son obscurité, et alors, mais seulement alors, vous pourrez peut-être entrevoir une lueur frêle et fragile. On appelle cela l'espoir, et Céline ne l'a qu'à peine entrevu.
Je suis resté suspendu quelque part sur les côtes africaines où un légionnaire corse est mort en envoyant un cadeau d'anniversaire à sa nièce.

4. Dieu

J'y crois dur comme fer.

5. Les blonds aux yeux bleus

J'y peux rien c'est un fantasme récurrent.

6. L'Empire des sens.

Vaste contrée au pays du Tendre, il est encore bien trop un pays imaginaire pour moi. Je cherche encore et encore le bon guide, celui que j'aurai choisi et qui m'aura choisi, celui auprès de qui je pourrai mourir en paix, l'âme au zénith et le corps satisfait.

7. Homo sum : humani nihil a me alienum puto.
Je suis homme : rien de ce qui est humain ne m’est étranger.
(Terence, L’Homme qui se punit lui-même, I, 1, 25).


Et les heureux gagnants sont :

JSC
Kliban
Capitaineflamme
Velvetgoldmine
Rory (même si je doute qu'il le fera).
Herminien2
Anssi1977



26/11/2007

26/11/07 - 23:42

La spirale infernale (01).

Lundi midi.
Je commence mon service par la cantine.
Mon poste : "escalier haut".
Mais si, vous savez bien, là, juste devant le réfectoire de la cantine, c'est moi qui doit contenir les collégiens et les lycéens affamés qui se ruent sur les portiques donnant accès aux selfs.
Ce jour là, comme tous les autres, je suis obligé de gueuler, de leur dire de ne pas courir dans les escaliers, d'attendre sagement là où je leur demande pour que ca ne dégénère pas devant les tourniquets informatiques et répéter encore et toujours la phrase magique, qui n'agit plus depuis des lustres mais que l'on s'acharne à conserver comme une relique des temps anciens où les élèves faisaient au moins semblant de vous respecter lorsque vous leur disiez : "carnet, une heure de colle !". Ca en devient une litanie, toujours prononcée sur le même ton, à la même hauteur, au même rythme et à la même intensité incroyablement élevée.
Bon sang ! Mais pourquoi est-ce que j'ai choisi ce job cette année pour payer mes études ? J'aurais mieux fait de rester chez Mac Do', au moins là-bas ca chômait pas, certes, mais quand je rentrais chez moi j'avais juste très mal au pied, mais pas aussi très mal à la gorge, à la tête et au porte-monnaie, parce que bien évidemment, les heures sup' ne sont jamais payées dans le public, en tout cas pas à mon niveau. Non décidément, l'année prochaine ils se débrouilleront sans moi.
Alleluia, la sonnerie !!! Après avoir rompu le pain humide et changé l'eau en vin de messe bruyante dans la grande communion républicaine de l'Education Nationale aux heures de midi, je m'apprête au pire : la permanence.
Je cours à perdre haleine pour voir sur le tableau la liste des profs absents, et je feuillette fébrilement le planning des classes pour savoir à quel niveau va se situer l'épreuve. La chance est avec moi, aucune classe entière à surveiller.
Le coeur tranquille je m'achemine vers la salle jouxtant le bureau de la Vie scolaire (les élèves ne savent plus ce qu'est une periphrase, mais L'Education Nationale, elle, a su sauver les meubles !), et je découvre, oh bonheur, cinq élèves de sixième, et deux de troisième. La permanence s'annonce légère.
Après avoir renvoyé ces chers sixièmes à leurs études, et dans un commun désoeuvrement j'engage la conversation avec les troisièmes. Au détour d'une discussion sur leur avenir, voilà que je me mets en tête avec mon bâton de pèlerin de les inviter à sortir et à faire autre chose que traîner dans les rues. Je leur suggère qu'il y a toujours des musées et qu'il est parfois bon de s'y rendre. Je n'ai pas fini d'égrener la liste des activités intelligentes, à défaut d'intéressantes, que leur offre souvent gratuitement la société que déjà ils rient à gorge déployée, au simple mot de "musée". Je leur demande pourquoi, et ils me répondent :
"Franchement, tu vois XXX (oui, la petite frappe "admirée", c'est-à-dire crainte, par tout le collège) aller au musée ?!?"
"Bah pourquoi pas ? Pourquoi lui moins qu'un autre après tout, il est pas plus bête !" lui répondis-je.
"Mais nan, y s'en branle, lui, des musées et même du bahut, des cours et tout ca !"
"Comment ca, y s'en fout ? Il faut qu'il vive un jour, qu'il arrive à quelque chose pour gagner sa vie, tu crois pas ?"
"Ouais, mais lui y fait un stage de foot, et y veut êt' pris en formation dans le club de *** comme ca à la fin y devient un pro"
"Mais alors, qu'est-ce qu'y fout là au collège ?" lui rétorquai-je
"Bah c'est juste qu'il a b'soin du brevet pour tenter l'examen parce qu'on l'teste sur ses capacités techniques, mais y'a deux épreuves écrites, mais c'est tout simple, même moi j'y arrive !" qu'il me répond.
Et il ajoute aussitôt : "Moi aussi, j'veux faire la même chose, mais pas dans l' même club".
"Ouais, moi aussi, réponds le deuxième très emballé, mais tous dans not' classe y vont faire ca".

On a célébré, et non sans une certaine raison, la réussite de nos footballeurs, en mettant l'accent sur la diversité des "blacks-blancs-beurres", mais en faisant croire aux gamins que la seule manière de réussir dans le vie c'était ça et uniquement cela. Leur seul salut, ils ne le voient que dans le foot, et surtout pas dans les études, encore moins dans l'épanouissement intellectuel.
Aujourd'hui je peux écrire que j'ai été confronté à l'entretien par toute la société (médiatique, politique, familiale, voire culturelle !!!) d'un mythe pervers et cynique qui ne fait que maintenir les gens, surtout les moins bien lotis, dans la crétinerie et l'idée absconse de l'argent facile pour une tripotée de beaufs dont personne n'a cure de sortir de leur condition.
J'ai rangé mon bâton de pélerin, parce que je me suis leurré depuis le début. Ils ont bel et bien un but dans la vie : devenir tous footballeurs. A ce rythme, ce n'est pas moi qui devrais faire ce job, mais Zidane... ou ceux qui se repaissent, à grand coup de publicité et à moindre frais, de sa réussite, remarquable au demeurant.

25/06/2007

25/06/07 - 22:40

Ecoeuré ! Antiaméricanisme vs racisme ??? (Coup de gueule).

Cela fait quelques mois que j'envisage de partir d'ici deux ans pour les Etats-Unis, m'y installer plusieurs mois, y vivre et y travailler. Quoi de plus normal que de choisir ce pays ? Non seulement il s'agit de la première puissance économique au monde, mais j'ai une grande admiration pour leur esprit d'entreprise, leur "american way of life", leurs rêves, mais aussi leurs réalités, parfois sordides, parfois grandioses, souvent extrêmes. Leur ingéniosité, leur culot, et leur diversité me fascinent.
De plus, en tant qu'historien, j'ai une grande affection pour le pays et le peuple. Mettre mes pas dans ceux de Lafayette, embrasser ce pays qui sans nous, ou plutôt nos ancêtres, ne serait pas. Et embrasser ce peuple sans le sacrifice duquel nous serions tous blonds aux yeux bleus.
Surtout, je n'oublie pas l'Américain d'un soir de nouvel an qui, alors que je me sentais seul et qu'il faisait froid et humide, m'a réchauffé le corps et le coeur, avec des égards d'un autre temps.

Mais voilà, il a fallu que je m'inscrive sur facebook, ce réseau pour jeunes et étudiants, américains surtout. Il a fallu que la curiosité, un vilain défaut, me pousse à fureter sur le site, à regarder les groupes existants.
Et là, horreur et damnation, j'ai découvert qu'il y avait pas moins d'une centaine de groupes dont l'intitulé était : "I hate the French", "I hate France" ou dans des termes d'une courtoisie absolue : "French sucks !" ou encore "I fucking hate French class it is so gayyyy !", et je vous passe le contenu.
Les membres de ce genre de club, tous ayant à peu près entre 15 et 35 ans, se comptent non pas par centaines, mais par milliers. On pourrait croire qu'il ne s'agit là que de plaisanteries de mauvais goût, or non seulement une plaisanterie en une centaine d'exemplaires devient légèrement redondante, mais ils sont nombreux ces groupes à se classer comme "political views".
Face à ce déferlement ouvertement raciste, oublieux non seulement du moindre respect qu'il se doit pour un peuple et une nation, mais aussi de sa propre histoire et de ses propres valeurs, j'ai été pris non pas d'un agacement mais d'un véritable écoeurement dépassant de loin toute haine viscérale.
Je me doute bien que tous les américains ne sont pas comme cela. Je me doute bien qu'il y a beaucoup d'américains qui aiment la France, sa culture, sa langue, son histoire. Mais plusieurs milliers ouvertement racistes, ca m'a tout de même fait passer l'envie d'aller les voir.

Depuis longtemps déjà, on ne cesse de nous dire, à nous Français, y compris chez nous, que nous sommes "arrogants" que nous sommes "antiaméricains". Je me souviens d'un article éloquent du Parisien sur l'accueil des touristes et la pratique des langues dans la capitale et en France en général. L'auteur, un "spécialiste" américain ou britannique, je ne m'en souviens plus, disait que dans la pratique DES langueS, les Français avaient fait des progrès, mais qu'on était quand même loin du compte, et l'auteur de nous affirmer que cela montrait que la France n'était pas un pays très ouvert et amical envers les étrangers. Or chaque fois qu'il parlait d'une langue, l'auteur ne parlait que de l'anglais ou de ce qui y ressemble.
Et bien il faudra qu'un jour on détrompe ce monsieur, lui expliquer que LES langueS ce n'est pas l'Anglais, qui n'est qu'UNE langue parmis d'autres, que les Français, s'ils ne parlent pas tous très bien Anglais, parlent une multitude d'autres langues, à commencer par l'Allemand, l'Espagnol, l'Italien, l'Arabe, le Portugais etc, et que ce n'est pas le cas des Britanniques qui sont, de l'avis de toutes les études récentes (càd dans les 20 dernières années !) les plus mauvais en la matière en Europe, et enfin, lui faire comprendre que lorsque les anglo-saxons viennent en France ils ne sont pas en pays conquis !
D'autre part, je ne sais pas ce qu'il en est pour les autres Parisiens, mais si les touristes n'apprennent pas les 5 mots de base pour me dire "bonjour", "s'il vous plaît" et "merci", autrement dit des mots que l'on trouve dans le guide du routard, je ne leur adresse pas la parole, car je considère que c'est la moindre des choses, d'autant plus en regard d'une langue dont le patrimoine, mondial, dépasse quelque peu, du moins en nombre, celui du maltais (je le dis sans supériorité et sans mépris envers une langue que je respecte au demeurant).
On nous dit arrogants, j'en suis fort aise. Notre marine viens fêter Trafalgar avec les Anglais tandis que nous dédaignons Austerlitz que tous les autres pays du continent célèbrent.
On nous dit antiaméricains, très bien ! Nous prévenons les Américains que faire la guerre en Irak est une faute stratégique de géopolitique qui va leur coûter cher, et l'on nous traite en ennemis... que dis-je, en animaux de traits, en tas de merde qu'il faut réduire à néant... ou en juifs des camps d'extermination qu'il faut réduire en cendres et en poussières, puisque c'est une suite logique !

Alors oui, il n'y a rien à répondre à de tels propos racistes qui discréditent et affligent une nation qui se dit grande, ouverte, tolérante et respectueuse.
Mais s'il est une chose que l'on peut faire chez nous, c'est renvoyer dans les cordes tous nos donneurs de leçons de morale à la petite semaine qui, dans les lignes du Figaro ou du Nouvel Obs, sur les ondes de TF1 ou de France Info, crient "au loup" dès que l'on ose émettre une petite critique de l'Oncle Sam et de sa politique.
Pour le reste, il est temps de demander des comptes pour le laisser-faire laisser-passer de ce genre de propos publics tenus aux Etats-Unis, et de prendre la tête d'une offensive de charme pour changer une image par trop entretenue (à mon impression, mais peut-être que je me trompe) par certains dirigeants locaux et nationaux.

Finalement je crois que je vais y aller aux Etats-Unis... voir les Indiens !

Have fun !


08/06/2007

08/06/07 - 01:33

Malédiction

Dieu en sa bonté,
Me donna comme terrible défaite,
Celle des sentiments éhontés,
Tandis qu’il me laissait au faît
De la grandeur d’esprit.

Peut-on ainsi opposer,
Sans pour cela être bourreau,
Le cœur et la raison ?

Peut-on ainsi déposer
En l’âme d’un pieux dévôt
La torture et le poison ?

Je souffre, amis, je meure !
Jamais je n’ai été aussi nourri
Intellectuellement, mais je pleure
Car jamais je n’ai autant senti,
De mon malheur la profondeur.

Le desespoir me ronge,
Et dans mes rêves il n’est de songe
Qui puisse me rassurer.
Ils sont tous à me harceler,
Il n’en est point un peu plus tendre,
Ne serait-ce que pour comprendre,
Le Pourquoi.

Victime d’un pari infernal,
Plus triste que Job,
On m’interdit les bacchanales
En m’accusant de théophobe.

Mais il viendra le temps
Où je serai délivré,
Où ma malédiction des plus sacrées,
Deviendra souvenir d’enfant.
Pitié.

08/06/07 - 01:30

Mac Donald's.

Loin du lieu de solitude,
Où la nuit noire m’envahit,
Je retrouve, enfin, l’ami
Qui prend soin de mes inquiétudes.

Poussant la porte du dur labeur,
J’entrevois à peine une mèche blonde
Et tout plein de ces lourdes odeurs
Je pressens la lumière féconde

De ton joyaux étincelant.
C’est alors que je m’oublie,
Et que, en un instant,
Le monde me sourit.

C’est sûr de ta présence,
Que j’affronte de toute part,
Les clients les plus avars
Et les plus folles indécences.

C’est assuré d’un fier regard,
Que je supporte ces yeux clairs
Aux tons plus que sévères
Qui me promettent tant d’espoir.

J’espère seulement que les Moires,
En se penchant sur mon berceau,
Ne me firent pas ce laid cadeau
Des amours illusoires.

08/06/07 - 01:27

Prendre le large.

J’ai le cœur meurtri par tant de pleurs,
L’impuissance a gagné mon corps,
Devant tant d’images,
D’un dieu marin, d’un apollon,
Qui ne rayonne pas, mais se contente de luire.
Je ne me perds plus que dans les vagues
De ton vague sourire et à travers mes larmes,
Les yeux ambués,
Je me perds dans les profondeurs
De ton regard.

L’air frais et salé
Caresse tes cheveux,
Et contre quelques mèches rebelles
Se heurte et envoie des mélopées
De tes effluves,
Tandis que frémissant
J’attends en silence
Que de ton odyssée
Tu reviennes.

Est-ce à la placidité d’une mer au grand large,
Que je dois de voir en toi
Sous ce calme apparent,
Des abysses inexplorés, et des tempêtes à venir ?
Est-ce à la brise légère
Que je me voue entièrement,
Mais sachant pertinemment
Que demain c’est la bise
Qui soufflera sur mes chairs ?
Peu m’importe si c’est au mythe
Que je m’adresse incontinent,
Puisque cela m’excite
Autant en emporte le vent.

26/03/2007

26/03/07 - 20:21

"Vive le Quebec libre !"



Je m'étais juré de ne pas faire de politique sur ce blog.
Mais là, je vous invite à découvrir le superbe visage d'André Boisclair, le chef du parti souverainiste québécois.
Autant le dire tout de suite, je ne connais rien du détail de la politique au Québec. Mais un type pareil, homosexuel déclaré, à la tête de l'une des formations politiques les plus importantes du Québec, qui plus est social-démocrate, ca valait une mention.
Puis pour tout dire, un homosexuel ancien cocaïnomane à la tête du PQ c'est assez poilant !
Belle gueule en plus.

22/03/2007

22/03/07 - 02:22

Allez, on va détendre l'atmosphère.



Marche corse



Petit soldat de plomb, au corps svelte et musclé,
Tu me laisses caresser tes cheveux bien ras,
Tu m’embrasses mais tu ne lâches pas la clef
D’un plaisir badin qu’à peine ai-je dans tes bras.

De ta bouche n’émergent que de gros palots,
Pas de quoi me fair bander, je reste ballot,
Mais seule l’exhalaison de ta rude peau,
Mâle et profonde, sent à plein nez le terreau.

Petit soldat de plomb, que ne puis-je jouer
Avec ta baillonette, une fois seulement,
J’y gagnerais trempette et jouirais simplement,
De voir ton bonheur, enfin de l’avoir louer.

Vous pouvez chanter encor longtemps, vous les Corses,
Tant que contraints, forcés, sous mes douces caresses
Votre soldat de plomb rêvera de mes fesses
Et sans un mot de plus me livrera son torse.

15/03/2007

15/03/07 - 02:11

Rage.

Le Français est une langue,
Qui se prête mal à la colère.

Je voudrais pourtant crier, mon Dieu,
Crier si fort, et faire monter cette voix :
Eli Eli, Lemma Sabaktani ?
Tu m'as tout donné, la vie, la jeunesse et la santé,
Tu m'as consenti des traits qui ne sont pas impurs,
Et dans ta grande sagesse, tu m'as accordé la liberté,
Celle palpable de mon corps,
Et celle encore plus grande de l'esprit.

Pourquoi m'as-tu fait ce cadeau empoisonné ?
Tu m'accordes tout, tu me donnes tout,
Et tu me refuses l'accès du Saint des Saints.
Tu étales une débauche de corps
Que je puis saisir à la moindre occasion,
Et je ne le fais pas, ou si peu.
Partout je ne vois que bonheurs,
Réussite et victoire.
Partout je mesure la valeur
De ta sagesse en ce monde sans gloire.

Qu'attends-tu ? Que je sois vieux et décati ?
Que j'ai versé assez de larmes pour que je verse mon sang ?
Mais suis-je donc Tantale pour que tu me traites ainsi ?
Ai-je sacrifié tes enfants pour que tu me refuses ce Graal humain ?
Cette perle de l'humanité,
L'Amour.

Eli Eli, Lemma Sabaktani ?
Dieu, Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?
Dieu, Dieu, pourquoi m'as-tu oublié ?